Low-code : que se cache -t-il derrière ce terme ?

definition low-code (crédit markus spiske)

05 Fév Low-code : que se cache -t-il derrière ce terme ?

 

Contexte

 

Si le terme de low-code semble prendre de l’ampleur, quelles en sont les caractéristiques et que propose-t-il par rapport au code classique ?

Les plateformes de type low-code attirent de plus en plus l’attention depuis 2014, elles ont récemment fait l’objet d’une étude du cabinet Forrester en 2016 [1] et présentent une croissance, un gain de popularité et des levées de fonds élevées. Un chiffre d’affaires à 10G€ est ainsi prévu pour 2019, avec une croissance de 5°% [2]

Le low-code, un marché de 10 milliards de dollars en 2019 !

Pourquoi le low-code émerge-t-il ?

Les outils de type low-code émergent dans un contexte de pénurie de développeurs, alors qu’ils permettent à une personne avec un besoin métier mais sans forcément des compétences poussées en programmation de créer son application. La plupart des utilisateurs de QuickBase n’ont ainsi pas d’expérience de développement préalable [3]. Les processus habituels de développement, débogage et revue du code sont fortement facilités et raccourcis, réduisant ainsi le temps et le besoin humain d’une application, typiquement passer de quelques mois à quelques semaines.

A quoi ressemble une plateforme low-code ?

Ils se présentent sous la forme d’une interface graphique permettant de construire et relier entre eux des blocs d’action, et disposent le plus souvent d’outils de gestion des variables, conditions de déclenchement, etc. Leur promesse est ainsi de réaliser une application en limitant fortement l’utilisation de code. Ces plateformes présentent ainsi de nombreuses ruptures et innovations par rapport au schéma de développement classique.

Designer de la plateforme de low-code appian.
Designer de la plateforme de low-code appian.

Prenons par exemple le cas de la recherche d’erreurs : dans un programme classique, il faut rechercher la ligne sur laquelle le problème a lieu, souvent sans contextualisation, puis remonter à la ligne de code défectueuse et la corriger. Le low-coding permet d’analyser le ou les processus défectueux, connaître la valeur des variables dans un bloc…

De la même façon, la formation d’un nouvel employé à la plate-forme de low-coding est facilitée par rapport à l’apprentissage d’un nouveau langage.

La création automatique de code à partir d’un schéma défini n’est cependant pas une pratique récente : des outils de génie logiciel come Windev sont sortis au début des années 1990, sans parvenir à s’imposer sur le marché.

Qu’apporte alors le low-coding par rapport à des ateliers de génie logiciel classiques ?

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette montée en popularité des outils de low-coding :

  • une amélioration de la fiabilité et des performances des outils, qui sont désormais exempts d’erreurs de compilation, de lenteurs ou d’outils de débogage perfectibles.
  • La prise en charge des normes modernes est à l’ordre du jour, comme par exemple BPM pour Appian [4].
  • Enfin, le cloud computing qui tend à s’installer dans une majorité d’entreprises permet aux employés de tester et développer des applications en SaaS et non plus sur leur seule machine, avec des conséquences positives en terme de simplicité et de rapidité.

 

On ne doit pas penser le cycle de vie d’un logiciel de sa conception à sa première version : le suivi, les mises à jour et l’amélioration des applications métiers sont également des points sur lesquels les outils de low-coding se démarquent, la difficulté à la transmission étant considérablement réduite, et l’ajout de nouvelles fonctionnalités ayant un risque bien moindre d’avoir des effets de bord dans le reste du code.

Une préoccupation restante concernant le low-code reste le traitement des données, alors que pour plus des deux tiers des DSI, la mauvaise utilisation des données, notamment personnelles, serait un problème sur ce type de plateforme [5].

 

Augutin Dury

Ressources

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